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Se reconstruire après un traumatisme : de quels traumatismes parle-t-on vraiment ?

  • 24 janv.
  • 13 min de lecture
Personne adulte au genre ambigu assise près d’une fenêtre, regard tournée vers la lumière sur une ville verdoyante, symbolisant introspection et espoir, illustrant l’article “Se reconstruire après un traumatisme : de quels traumatismes parle-t-on vraiment ?”.

Le mot « traumatisme » est partout. Mais parle-t-on vraiment de la même chose en psychologie, au quotidien et dans les médias ?

Dans cet article, nous allons clarifier ce qu’est un traumatisme psychique au sens clinique, quels types d’événements peuvent être traumatiques, comment ils impactent le psychisme, et comment se reconstruire avec l’aide d’un professionnel, en particulier dans un contexte de guerre et conflits comme nous avons pu le vivre en Israel, depuis le 7 octobre 2023.

Qu’appelle-t-on vraiment un traumatisme psychique ?

En psychologie et en psychiatrie, un traumatisme psychique ne désigne pas simplement une grande souffrance ou un « choc émotionnel ». Il s’agit d’une exposition à un événement extrêmement menaçant ou horrifique, souvent associé à un danger de mort, à une blessure grave ou à des violences sexuelles, vécue directement, observée, ou apprise concernant un proche (par exemple un attentat ou un accident grave). (ptsd.va.gov)

Les classifications internationales (DSM‑5, ICD‑11) insistent sur ce caractère potentiellement mortel ou terrifiant de l’événement. Mais elles rappellent aussi qu’un même événement ne provoque pas les mêmes conséquences psychiques chez tout le monde : certains développeront un trouble de stress post-traumatique (TSPT), d’autres non. (ptsd.va.gov)

Selon l’Organisation mondiale de la santé, environ 70 % des personnes dans le monde seront exposées à au moins un événement potentiellement traumatique au cours de leur vie, mais seule une minorité développera un TSPT ; la prévalence vie entière du TSPT est estimée à environ 3,9 % dans la population mondiale (données 2017–2019, fiche actualisée en 2024). (who.int)

Événement potentiellement traumatique vs trouble psychotraumatique

Il est essentiel de distinguer :

  • L’événement potentiellement traumatique : agression, accident, viol, attaque terroriste, combat, catastrophe naturelle, etc.

  • La réponse psychique : certaines personnes présenteront quelques semaines de cauchemars, d’angoisse ou d’hypervigilance puis retrouveront un équilibre ; d’autres développeront un TSPT ou d’autres troubles (dépression, anxiété, addictions…). (who.int)

Parler de traumatisme psychique, c’est donc parler d’une rencontre entre un événement extrême et une personne, dans un contexte donné (histoire de vie, ressources, soutien social, culture, etc.).

Les grands types de traumatismes : y voir plus clair

Pour mieux comprendre de quoi l’on parle lorsqu’on évoque « se reconstruire après un traumatisme », il est utile de distinguer plusieurs grandes catégories, souvent utilisées par les spécialistes du psychotraumatisme.

1. Traumatismes uniques : l’événement brutal et imprévu

On parle souvent de trauma de type I ou de trauma « à incident unique ». Il s’agit d’un événement soudain, souvent imprévisible, par exemple :

  • un grave accident de la route ;

  • une agression ou un braquage ;

  • un viol ou une tentative de viol ;

  • un attentat, une explosion, une fusillade ;

  • une catastrophe naturelle ou industrielle.

Ces événements peuvent entraîner des images intrusives, des cauchemars, une peur intense de ressortir, une difficulté à reprendre le travail ou à utiliser les transports. Dans certains cas, ils évoluent vers un TSPT, dans d’autres, vers une récupération progressive, notamment si la personne est bien entourée et prise en charge rapidement.

2. Traumatismes répétés et prolongés : violences, guerre, captivité

Les traumatismes chroniques ou répétés surviennent lorsque la personne est exposée longtemps ou à de multiples reprises à des situations de menace ou de violence :

  • violences conjugales ou intrafamiliales répétées ;

  • harcèlement moral ou sexuel persistant ;

  • exposition prolongée à la guerre, aux bombardements, aux tirs de roquettes ;

  • captivité, enlèvement, torture ;

  • enfance passée dans un climat de terreur, de menaces ou de dénigrement constant.

Ce type de parcours peut conduire à ce que l’ICD‑11 (classification de l’OMS) appelle le trouble de stress post-traumatique complexe (C‑TSPT), qui associe les symptômes classiques du TSPT à des difficultés marquées de régulation émotionnelle, d’estime de soi et de relations interpersonnelles. Ce diagnostic a été formalisé dans l’ICD‑11 en 2018 et est effectif depuis 2022. (en.wikipedia.org)

3. Traumatismes de l’enfance et expériences adverses (ACEs)

Les violences et négligences vécues dans l’enfance constituent un terrain particulièrement vulnérable :

  • abus sexuels, physiques ou psychologiques ;

  • négligence grave (physique ou affective) ;

  • exposition répétée aux violences conjugales ;

  • parents dépendants à l’alcool ou aux drogues, emprisonnés ou gravement malades ;

  • climat familial imprévisible et menaçant.

Les célèbres études sur les Adverse Childhood Experiences (ACEs) montrent qu’une majorité d’adultes rapportent au moins une forme d’adversité dans l’enfance, et qu’environ 16 % en cumulent quatre ou plus, ce qui multiplie par 4 à 12 le risque ultérieur de dépression, d’addictions ou de tentatives de suicide. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

Ces expériences ne prennent pas toujours la forme d’un « événement unique » spectaculaire, mais plutôt d’un environnement globalement dangereux, humiliant ou imprévisible. Leur impact peut se manifester des années plus tard, sous la forme de troubles anxieux, dépressifs, relationnels ou somatiques.

4. Traumatismes collectifs : attentats, guerre, déplacements forcés

Les traumatismes collectifs touchent simultanément un grand nombre de personnes : guerres, attaques terroristes, pogroms, déplacements forcés, catastrophes collectives. Ils sont malheureusement familiers pour beaucoup de personnes vivant en Israël ou ayant des attaches en France et en Israël.

Des études menées en France après les attentats de 2015 montrent que, 6 à 18 mois après les événements, environ 18 % des témoins présentaient un TSPT, avec des taux allant jusqu’à plus de 30 % chez les personnes directement menacées, et plus de 50 % pour celles qui avaient été prises en otage ou gravement menacées lors des attaques du 13 novembre. (inserm.fr)

Ces chiffres rappellent qu’un contexte de violence collective peut laisser des traces profondes, même chez celles et ceux qui « n’ont rien eu physiquement » mais ont été exposés aux images, aux sirènes, aux récits ou à l’inquiétude permanente pour leurs proches.

Dans ce contexte, un accompagnement psychologique spécialisé, comme celui proposé par une psychologue clinicienne francophone à Tel-Aviv, peut aider à mettre des mots sur ce vécu collectif et individuel, et à prévenir l’installation d’un TSPT durable.

Le traumatisme psychique lié à la guerre depuis le 7 octobre 2023

Depuis le 7 octobre 2023, des millions de personnes vivant en Israël, ou ayant des proches sur place, sont exposées à une situation de violence prolongée : attaques terroristes, tirs de roquettes, bombardements, menaces constantes, mobilisation militaire, pertes humaines, images violentes diffusées en continu, inquiétude permanente pour ses proches.

Même sans blessure physique, cette exposition répétée constitue un facteur de risque majeur de traumatisme psychique.


Une menace chronique, pas un événement isolé

Contrairement à un accident ou une agression ponctuelle, la guerre s’inscrit dans la durée. Le danger n’est pas passé : il revient, parfois de façon imprévisible.

Ce contexte favorise :

  • une hypervigilance constante (surveillance du moindre bruit, des sirènes, des informations) ;

  • un sentiment d’insécurité permanente, même à domicile ;

  • une fatigue nerveuse intense, liée à l’impossibilité de « relâcher » le système d’alerte.

Chez beaucoup de personnes, le corps reste bloqué en mode survie.


Des réactions fréquentes et normales… qui peuvent devenir pathologiques

Dans les semaines ou mois suivant le début du conflit, de nombreuses réactions sont normales :

  • troubles du sommeil, cauchemars ;

  • irritabilité, colère, nervosité ;

  • difficultés de concentration, baisse d’efficacité au travail ;

  • anxiété pour ses enfants, son conjoint, ses parents ;

  • besoin compulsif de suivre l’actualité, ou au contraire évitement total des informations.

Chez certaines personnes, ces réactions s’atténuent progressivement.Chez d’autres, elles s’installent ou s’aggravent, pouvant évoluer vers :

  • un trouble de stress post-traumatique (TSPT) ;

  • un trouble anxieux ou dépressif ;

  • des conduites d’évitement importantes (ne plus sortir, ne plus prendre les transports, isolement) ;

  • une consommation accrue d’alcool, de médicaments ou d’écrans pour « tenir ».


Être exposé sans être directement attaqué : un vrai trauma

Il est fréquent d’entendre :

« Je n’ai pas été blessé ni otage, je ne devrais pas me plaindre. »

Pourtant, les données scientifiques sont claires :être exposé de manière répétée à une menace de mort, même indirectement (sirènes, roquettes, proches mobilisés, informations violentes), peut suffire à provoquer un traumatisme psychique.

Le cerveau ne fait pas toujours la différence entre :

  • un danger vécu directement,

  • et un danger perçu comme imminent et incontrôlable.

C’est particulièrement vrai chez :

  • les enfants et adolescents ;

  • les personnes ayant déjà vécu des traumatismes antérieurs ;

  • les expatriés ou personnes isolées socialement ;

  • les proches de soldats, réservistes ou victimes.


Un contexte franco-israélien spécifique

Pour les personnes francophones vivant à Tel-Aviv ou ayant un lien entre la France et Israël, le vécu est souvent double :

  • inquiétude pour soi et ses proches sur place ;

  • incompréhension, solitude ou tensions avec l’entourage à l’étranger ;

  • sentiment de ne pas pouvoir « déposer » ce qui est vécu, faute d’interlocuteurs partageant le même contexte.

Ce décalage peut renforcer le sentiment d’isolement et compliquer l’élaboration psychique du traumatisme.


Dans ce contexte, un accompagnement psychologique spécialisé, dans sa langue, avec un professionnel connaissant la réalité locale, peut aider à :

  • mettre des mots sur ce qui est vécu ;

  • sortir de la sidération ou de l’hyperalerte permanente ;

  • prévenir l’installation d’un traumatisme durable.


Tous les chocs ne sont pas des traumatismes : faire la différence sans minimiser

Depuis quelques années, le mot « traumatisme » est utilisé très largement : une rupture amoureuse, un examen raté, un conflit au travail sont parfois qualifiés de « traumas ». Cette évolution du langage peut aider certaines personnes à oser parler de leur souffrance, mais elle peut aussi brouiller les repères. (theguardian.com)


Il est important de ne pas minimiser la douleur liée à une séparation, un deuil, un divorce, une trahison, un licenciement ou un burnout. Ces événements peuvent provoquer une détresse intense, nécessiter une thérapie et entraîner des conséquences sur la santé mentale. Simplement, ils ne répondent pas toujours aux critères stricts du traumatisme tels que définis par les classifications internationales.

Quand parler de traumatisme psychique ?

On parle de traumatisme psychique au sens clinique lorsqu’il y a :

  • Exposition à un événement impliquant mort réelle ou imminente, blessure grave ou violence sexuelle, vécue directement, observée, apprise concernant un proche, ou répétée dans le cadre professionnel (secouristes, militaires, soignants…). (ptsd.va.gov)

  • Symptômes persistants (au-delà d’un mois) : reviviscences, cauchemars, évitement, hypervigilance, irritabilité, troubles du sommeil, difficultés de concentration, etc.

  • Impact significatif sur le fonctionnement au quotidien (travail, études, vie familiale, vie sociale).

Ce cadre permet de repérer les personnes qui ont besoin d’un suivi psychothérapeutique spécialisé, sans exclure pour autant les autres formes de souffrance psychique.

Quand parler plutôt d’épreuve de vie ou de blessure émotionnelle ?

Certaines expériences douloureuses ne répondent pas aux critères de trauma « officiel », mais peuvent tout de même :

  • fragiliser l’estime de soi ;

  • entraîner anxiété, tristesse, colère, honte ;

  • réactiver des blessures anciennes ;

  • perturber le sommeil, l’appétit, la concentration ;

  • mettre à mal la confiance dans les autres.

Qu’il s’agisse de deuil, de séparation, de conflits familiaux, de difficultés d’intégration en Israël ou dans un nouveau pays, consulter en thérapie individuelle peut permettre de traverser ces épreuves, d’en comprendre le sens et de renforcer ses ressources, même en l’absence de TSPT.

Comment un traumatisme impacte-t-il le corps, les émotions et les relations ?

Le traumatisme ne se limite pas à un mauvais souvenir. Il touche le corps, les émotions, la manière de voir le monde et soi-même, parfois la capacité même à se sentir en lien avec les autres.

Symptômes possibles à court et long terme

Après un événement potentiellement traumatique, il est fréquent de ressentir :

  • des images intrusives, flashbacks, cauchemars ;

  • une impression que « c’est encore en train d’arriver » ;

  • une peur intense, une hypervigilance (sursaut au moindre bruit, besoin de vérifier les issues, etc.) ;

  • des conduites d’évitement (ne pas sortir, éviter certaines routes, personnes, lieux, conversations) ;

  • une irritabilité, une colère, parfois dirigée contre soi ;

  • des difficultés de concentration, une fatigue importante, des tensions musculaires, des douleurs somatiques.

Dans le TSPT, ces symptômes persistent au-delà d’un mois, et s’accompagnent souvent de pensées très négatives sur soi ou sur le monde (« je ne suis pas à la hauteur », « le monde est dangereux », « je ne m’en remettrai jamais »). (who.int)

Facteurs de risque et facteurs de protection

Tout le monde ne réagit pas de la même façon. Les études montrent que le risque de TSPT est plus élevé lorsque : (who.int)

  • l’événement a été particulièrement prolongé, violent ou ciblé (torture, violences sexuelles répétées, guerre) ;

  • il y a eu blessures graves, pertes humaines ou menace extrême pour la vie ;

  • la personne a déjà vécu d’autres traumatismes auparavant, en particulier dans l’enfance ;

  • il existe des antécédents familiaux de troubles psychiques ;

  • la personne est isolée ou ne se sent pas soutenue après l’événement.

À l’inverse, plusieurs facteurs semblent protecteurs :

  • un soutien social solide (famille, amis, communauté) ;

  • la possibilité de parler librement de ce qui s’est passé, au bon rythme ;

  • l’accès précoce à une prise en charge psychologique adaptée ;

  • le maintien, autant que possible, d’une structure de vie (rythmes, routines, activités) ;

  • une culture ou une spiritualité offrant des repères pour donner du sens à l’événement.

Exemples de situations potentiellement traumatiques et de réactions possibles

Type de situation

Exemples

Réactions fréquentes à court terme

Quand s’inquiéter ?

Accident grave

Collision sur autoroute, blessés graves, hospitalisation

Cauchemars, peur de conduire, sursauts, images intrusives

Si la peur empêche durablement de conduire ou sortir, et que les symptômes persistent > 1 mois

Agression ou viol

Agression dans la rue, violence sexuelle, braquage armé

Honte, culpabilité, évitement des lieux, hypervigilance

Si isolement, flashbacks, idées suicidaires ou consommation de substances apparaissent

Violences répétées

Violences conjugales, harcèlement moral, menaces récurrentes

Perte d’estime de soi, anxiété, somatisations

Si la personne se sent piégée, dévalorisée, incapable de se projeter dans l’avenir

Trauma de l’enfance

Abus sexuels ou physiques, climat familial de terreur

Retrait social, troubles du sommeil, difficultés scolaires

Si des symptômes anxieux, dépressifs ou relationnels importants persistent à l’âge adulte

Trauma collectif

Attentat, roquettes, guerre, confinement en zone dangereuse

Peur permanente, hypervigilance, suivi obsessif des informations

Si la vie quotidienne est durablement centrée sur la menace, avec repli et détresse intense

Se reconstruire après un traumatisme : quelles pistes concrètes ?

La bonne nouvelle, confirmée par les études internationales, est que la majorité des personnes exposées à un événement potentiellement traumatique finissent par aller mieux avec le temps, surtout lorsqu’elles sont soutenues et qu’elles ont accès à des soins adaptés. (who.int)

Le rôle du temps, du corps et du lien

Se reconstruire, ce n’est pas « oublier », mais pouvoir :

  • penser à ce qui s’est passé sans être submergé à chaque fois ;

  • retrouver un minimum de sécurité intérieure et extérieure ;

  • reprendre, progressivement, une vie la plus riche possible (liens, projets, plaisirs).

Quelques leviers importants :

  • Prendre soin du corps : sommeil, alimentation, activité physique douce, soins médicaux si besoin.

  • Rester en lien : choisir des personnes de confiance, capables d’écouter sans juger.

  • Limiter les sur‑expositions (images violentes, réseaux sociaux) qui réactivent en boucle le traumatisme.

  • Accepter d’être aidé·e : médecin, psychologue, groupes de parole, communauté.

Les psychothérapies fondées sur les preuves

L’OMS recommande des interventions psychologiques structurées comme traitement de première intention du TSPT : thérapies cognitivo‑comportementales centrées sur le traumatisme, thérapies d’exposition, EMDR, etc., délivrées en individuel ou en groupe, en présentiel ou en ligne. (who.int)

Ces approches aident à :

  • mettre de l’ordre dans les souvenirs, parfois très fragmentés ;

  • apprendre à réguler l’anxiété et les émotions intenses ;

  • travailler les pensées de culpabilité, de honte ou d’impuissance ;

  • reprendre progressivement contact avec les situations évitées, dans un cadre sécurisé.

L’accompagnement proposé par une psychologue clinicienne à Tel-Aviv

À Tel-Aviv, Carinne Leibovici, psychologue clinicienne française, propose des suivis en français, hébreu et anglais, en présentiel ou en visio. Elle s’appuie notamment sur :

  • la thérapie cognitivo‑comportementale (TCC), pour travailler sur les pensées automatiques, les conduites d’évitement et l’exposition graduée aux souvenirs et situations redoutées ;

  • l’approche psychodynamique, pour comprendre comment le traumatisme réactive des enjeux plus anciens (enfance, attachements, histoire familiale) ;

  • l’approche systémique, utile lorsque le traumatisme impacte fortement le couple, la famille ou la parentalité.

Selon les besoins, le travail peut prendre la forme d’une thérapie individuelle sur mesure, d’une thérapie de couple ou d’une thérapie familiale, afin d’intégrer les proches dans le processus de reconstruction lorsque cela est pertinent.

Quand le traumatisme touche le travail ou le projet de vie

Un événement traumatique peut bouleverser profondément la relation au travail, à l’expatriation, à la carrière ou au projet d’aliyah. Dans ces situations, un accompagnement de type coaching professionnel et personnel, tenu par une psychologue clinicienne, permet de :

  • réévaluer ses priorités après le choc ;

  • retrouver confiance dans ses compétences ;

  • ajuster son rythme, ses objectifs, son environnement de travail ;

  • prévenir le burnout post‑traumatique ou la désinsertion professionnelle.

Et si je ne peux pas me déplacer en cabinet ?

Pour les personnes vivant loin de Tel-Aviv, en déplacement, ou pour qui se déplacer reste anxiogène après un événement traumatique, il est possible de travailler en téléconsultation. Les recherches montrent que, pour de nombreuses difficultés psychiques, les thérapies en ligne sont comparables aux consultations en présentiel lorsqu’elles sont bien cadrées et menées par des professionnels qualifiés.

FAQ : questions fréquentes sur les traumatismes et la reconstruction

Comment savoir si ce que j’ai vécu est un « vrai » traumatisme ou une épreuve difficile ?

Ce qui fait la différence n’est pas seulement l’intensité de la douleur, mais la nature de l’événement (danger de mort, blessure grave, violence sexuelle, guerre, attentat, etc.) et la persistance des symptômes. Si vous avez été confronté·e à une situation où votre vie (ou celle d’un proche) était réellement en danger, et que vous présentez encore, plus d’un mois après, des flashbacks, cauchemars, évitements massifs, hypervigilance ou difficultés à fonctionner au quotidien, il peut s’agir d’un trouble psychotraumatique. Dans le doute, un échange avec un·e psychologue permet de clarifier sans minimiser votre vécu.

Combien de temps faut‑il pour se remettre d’un traumatisme psychologique ?

Il n’existe pas de délai « normal ». Beaucoup de personnes voient leurs symptômes diminuer progressivement en quelques semaines ou mois, surtout si elles sont bien entourées. D’autres restent bloquées dans des reviviscences, de la peur, des conduites d’évitement ou une grande fatigue plusieurs mois, voire plusieurs années après. Les études montrent qu’avec un traitement adapté (thérapies structurées centrées sur le trauma), une proportion importante de patients voit leurs symptômes de TSPT diminuer significativement en quelques mois. (who.int)

Peut-on guérir d’un trouble de stress post-traumatique (TSPT) ?

Oui, le TSPT n’est pas une fatalité. De nombreuses études montrent que des approches comme les TCC centrées sur le traumatisme ou d’autres thérapies spécialisées permettent une nette réduction, voire la disparition des symptômes chez une grande partie des personnes suivies. (who.int) Il reste parfois des traces émotionnelles du traumatisme, mais elles ne prennent plus toute la place, et la personne peut reprendre une vie riche et engagée. Certaines continuent ensuite un travail plus en profondeur (psychodynamique, systémique) pour réintégrer l’événement dans leur histoire de vie.

Est-ce qu’un traumatisme peut réapparaître des années plus tard ?

Oui, c’est possible. Parfois, un traumatisme ancien, notamment de l’enfance, semble « mis de côté » pendant des années. Un événement ultérieur (nouvelle agression, naissance d’un enfant, deuil, nouvelle guerre ou attentat, etc.) peut alors réactiver les souvenirs et les émotions associées. On observe aussi des réveils traumatiques lors de changements de vie importants (retraite, migration, séparation). Cela ne veut pas dire que tout le travail passé était inutile, mais que de nouvelles couches de sens apparaissent. Une reprise de thérapie permet souvent de traverser ces réactivations sans être submergé·e.

Une thérapie en ligne est-elle efficace pour travailler sur un traumatisme ?

Les recherches récentes montrent que, pour de nombreux troubles anxieux et dépressifs, y compris le TSPT, les thérapies par visioconférence peuvent être aussi efficaces que les thérapies en face à face, à condition d’être menées par des professionnels formés et dans un cadre sécurisé. Cela peut être particulièrement utile pour les personnes expatriées, isolées géographiquement ou ayant du mal à se déplacer après un traumatisme. À Tel-Aviv, les téléconsultations proposées par Carinne Leibovici permettent d’être accompagné·e en français, hébreu ou anglais, tout en restant chez soi.

Et maintenant ?

Si vous vous reconnaissez dans certains éléments décrits ici, rappelez-vous que vous n’êtes pas seul·e et qu’il existe des moyens de se reconstruire, quelle que soit la nature du traumatisme vécu (événement unique, violences répétées, trauma d’enfance, contexte de guerre ou d’attentats, épreuve de vie intense).

Vous pouvez :

  • consulter les différentes formes de thérapies proposées (individuelle, couple, famille, coaching) pour trouver le cadre le plus adapté à votre situation ;

  • prendre un premier rendez-vous, en présentiel ou en visio, via la page Prendre RDV ;

  • ou simplement envoyer un message depuis la page Contact pour poser vos questions.

Carinne Leibovici propose également, avec l'aide plusieurs psychologues, un soutien gratuit et anonyme 24/7, au numéro suivant: 03-350 5050 en français pour les soldats, réservistes et proches inquiets, dans une démarche de prévention du stress post-traumatique. Si vous, ou l’un de vos proches, êtes concerné·e par la situation sécuritaire en Israël, n’hésitez pas à demander de l’aide : parler à un professionnel formé au psychotraumatisme, dans votre langue, peut être un premier pas décisif vers la reconstruction.

 
 
 

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CARINNE LEIBOVICI ​

Psychologue Tel-Aviv

 Arlozorov 82, Tel-Aviv

 Ezore Hen, Tel-Aviv

 

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